Quand je pense à toi, oui à toi, grande faucheuse
Tu me fais penser à une sauterelle ravageuse
Tel un criquet dévastant tout sur son passage
Tu gâches tout, tu détruis tout, laissant voir ta rage.

Quand je pense à toi, oui à toi, grande faucheuse
Je ressens toutes ces âmes détruites et malheureuses
Cris assourdissant d’âmes humaines dans des cages
Bringuebalées sans ménagement sous l’orage ;

Mais quand je pense à toi, aussi, grande faucheuse
A ton âme tourmentée et ta gueule si hideuse
Je me demande pourquoi de toi les Dieux enragent
Au point de te faire vivre un tel horrible naufrage.

Faucheuse
Christiane SCHALLER