Tous les soirs à la même heure
Elle quitte son deux pièces-cuisine
Pour aller vendre du bonheur
Vers Pigalle où elle tapine.

Elle accoste le client
En arpentant le trottoir
Et ceci, par tous le temps
Elle vit dans une misère noire.

Elle ne prend pas de vacances
Elle travaille sept jours sur sept
Mais le comble de malchance
C'est que son mac la maltraite.

Elle voudrait bien arrêter
Mais il n'en est pas question
Car elle se fait diriger
Par ce minable avorton.

La marchande de plaisir
Yvan LISA