Un coq chantait paisible dans sa campagne
Réveillant de bonne heure sa cour d’amies
Se suffisant du soleil, de la rosée
Et de quelques grains de blé et de maïs.
Né sous le signe de la beauté et de la gaité

Quand apparut dans son horizon
Un immense animal du désert : un chameau
Pendant qu’il broutait l’herbe du pré
Notre coq le surveillait de loin comme un de ses rivaux
Car il était très grand et bien musclé
Le coq restait en retrait
Mais le chameau s’est approché
Et à son visage il a craché
Alors le coq s’est fâché !

Pourquoi m’agresser, je ne t’ai rien fait
Tu es différent de moi, dit le chameau, cela me suffit
Si tu ne tolères ma différence c’est bien dommage, à d’autres je fais envie.
Le coq retourna vers ses amies et ignora cet importun si mal élevé,
Qu’il finit seul dans une cage enfermé.

Daech est comme ce chameau incapable d’accepter la différence du monde.
Le coq français continue à chanter même les deux pieds dans la merde car il sait que rien n’empêche le monde de continuer sa ronde.

Ignorons ces ignorants de la vie, de l’amour, de la joie et de la beauté qui sont incapables de penser à donner un monde merveilleux à leurs enfants.
Préférant leur léguer la haine, le racisme et la mort, tout en détruisant leur propre religion pour donner foi à leurs actes innommables envers l’humanité.

Le coq et le chameau
Christiane SCHALLER