Le sommeil engourdit les membres
Comme le soleil réchauffe les jambes
Le poids de la nuit approfondit les leçons
L’éveil du jour ragaillardit les inventions
Chaque phase apporte sa contribution
A l’avancée technologique et aux actions.

Mais quand les rouages grippent
Le mécanisme se dérègle
Tel un majestueux aigle
Satisfait de son périple
La machine plane à deux milles
Se faisant traiter de tous les noms de billes.

Du temps, de l’énergie sont investis
Pour la sortir de sa léthargie
Redémarrer la douce mélopée de son moteur
Et appuyer sur l’accélérateur
Et souvent pour un rien, une simple attention,
Juste un regard jeté, empli de douce émotion

Tout cela aura suffi à faire fonctionner
La part d’humanité transmise par son créateur
Tout au fond de son cœur chaud, de son radiateur,
La grippe, le malaise avaient fait tout déboulonner
Un simple signe amical, compréhensif et sympathique
A suffi pour relancer une bonne décharge électrique.

Le moteur de l'humain
Christiane SCHALLER