Les oiseaux se sont tus
Plusieurs lieues à la ronde
Ici, en ce bas monde
Seul, je me sens perdu.

Plus rien. Plus aucun bruit
Qui trahisse une présence
Allongé sur mon lit
J'écoute le silence.

Et ce silence me berce
Je suis comme transporté
Aucun bruit ne transperce
Ce joli ciel d'été.

Les yeux rouges de sommeil
Je finis par tomber
Dans les bras de Morphée
La nuit porte conseil.

Ce silence qui me berce
Touché par une balle
Mon sang qui se déverse
Et qui, à terre, s'étale.

Le silence
Yvan LISA